Réveil matinal, mais pas autant que le muézin, mais pas de problème car nous nous sommes couchés tôt. Nous attaquons par une balade dans la zone humide d'Essaouira. Il s'agit du wild trail qui permet de longer des étangs grâce à des sentiers au milieu de la végétation . On y observe quelques échassiers et lorsque l'on arrive près de la sortie, un groupe de trois jeunes dromadaires. Nous arrivons dans une zone d'immeubles un peu éloignée du centre historique. Ici pas de touristes
C'est la vraie vie et comme nous sommes en période de ramadan et de surcroît un samedi les boutiques n'ouvrent pas ou ouvrent tard. Nos pas nous conduisent jusqu'au bord de la mer et nous décidons de rentrer dans la vieille ville par la porte de Bad Marrakech et nous déambulons dans la rue Mohamed El Quorry qui conduit au souk Jedid. Nous y dégustons, un bon café, une pastilla poulet amande arrosée d'un jus de mandarine. C'est une rue commerçante agréable où se côtoient les habitants et les touristes pas si nombreux que cela. On y trouve les boutiques de produits cosmétiques a base d'argan, les stands de poteries, de vannerie, de tissus......
Impossible de passer au travers de la dégustation de l'amlou, la pâte à tartiner marocaine faite d'amandes grillées broyées avec de l'huile d'argan à laquelle on rajoute du miel. L'utilisation de la meule manuelle est réservée au folklore. Pour l'efficacité de la production il y a les machines électriques. Ne boudons pas notre plaisir, c'est délicieux, avec un bon goût d'amandes et peu sucré.
Il y a un vent très fort et à la mi-journée, le seul endroit où nous trouvons refuge est à l'ombre des parasols de la terrasse du bar " le café terrasse", en bord de mer, entourée par des parois de verre. Nous y passons un moment agréable avant de repartir vers le centre ville et nous balader dans les rues très commerçantes qui longent l'intérieur des remparts. Depuis les remparts nous observons les vagues, hautes et violentes qui s'abattent sur les rochers. Après quelques achats retour à notre havre de tranquillité au café terrasse pour siroter un bon jus de fruits. Il y a une grande effervescence dans le souk autour des boutiques proposant de la nourriture, boucheries, pâtisserie dont les vitrines croulent sous les montagnes de gâteaux au miel tous plus appétissants les uns que les autres. On admire la dextérité du jeune homme qui enchaîne la fabrication des feuilles de brick. Au milieu de la rue il faut contourner les carrioles de fruits frais et secs, de poisson, de pain. Le repas de fin de jeune se prépare activement dans les familles. Encore une balade sur la plage, mais il y fait froid. C'est le moment du coucher du soleil et l'on entend résonner la prière du muezzin qui annonce la rupture du jeune. Au début de l'avenue Princesse Lalla Amina, qui part à l'angle du restaurant Mogador, deux snack proposent un plateau repas de rupture du jeune à 50 dh. Nous essayons le snack Papaye. Dans une mezzanine garnie de tables basses et de coussins nous partageons le repas avec des musulmans, mais aussi des français. Le plateau est copieux et la nourriture bonne. Une belle expérience.
Retour à l'appartement pour écouter la retransmission du match de rugby France Angleterre. La France gagne de justesse.

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