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vendredi 29 mai 2026

Cracovie mai 2026 J3 vendredi 29

 


Aujourd'hui c'est visite du camp d'Auschwitz. Nous y allons en train au départ de la gare de Krakow Grzegorski. Il faut 1h30 environ pour arriver à la gare de Oswiecim ( Auschwitz). De là en trente minutes nous arrivons à proximité de l'entrée du site d'Auschwitz.   Comme nous avons deux heures d'avance nous longeons la Vistule et par là même un côté du camp jusqu'à arriver à l'endroit  où en 1984 des carmélites s'étaient installés dans un bâtiment du camp et avaient dressé une grande croix provoquant un scandale avec la communauté juive.

Nous avons rendez-vous à 12h45 avec une guide parlant français. Le groupe n'est pas important, une douzaine de personnes et majoritairement des jeunes. Notre guide est jeune et sympathique. Elle nous annonce le programme à savoir environ 3h30 de visite comprenant la visite d'Auschwitz suivie par celle de Birkenau que l'on rejoint en navette. De l'entrée du musée à l'entrée du site d' Auschwitz on parcourt une sorte de tunnel dans un silence absolu tandis qu'une voix égrène les noms des disparus. Nous passons par la porte qui est surmontée de la devise bien connue " arbeit match Frei", le travail rend libre. Une sacrée provocation à l'entrée d'un camp de travail forcé.
Un film d'une dizaine de minutes nous donne un résumé rapide de l'histoire des deux camps. Le camp d'Auschwitz est composé de bâtiments à deux niveaux, en briques, alignés parallèlement  et séparés par des allées dominées par des miradors. Les bâtiments des femmes et ceux des hommes étaient séparés par des barbelés. Impossible de s'évader du camp, extrêmement surveillé et entouré de murs et de barbelés. Qui trouvait-on dans ce camp? Des soldats russes faits prisonniers, des intellectuels polonais, des tziganes, des homosexuels et une majorité de juifs venus de différents pays dont la France.
De camp de travail, Auschwitz est aussi devenu un camp d'extermination. Différentes expositions sont proposées dans les bâtiments. On peut y voir les fiches d'enregistrement des prisonniers avec photos, date de naissance, de mort et d'internement. Il est facile, en comparant la date de mort et celle d'internement de constater que les conditions de vie dans le camp ne permettaient pas d'y vivre très longtemps. On y mourait beaucoup, même avant l'organisation de l'extermination. Le travail y était épuisant. La nourriture était insuffisante, l'eau impure provoquait des maladies. Les conditions d'hygiène étaient catastrophiques. Les punitions pleuvaient : coups de bâtons, enfermement à plusieurs dans de minuscules cachots où il était impossible de se reposer. En plus des expériences médicales étaient conduites par les médecins du camp. Lorsque le nombre de prisonniers arrivait au camp a considérablement augmenté il n'a plus été question de photos et de fiches. Chaque nouveau prisonnier se voyait attribuer un numéro qui était tatoué sur son bras gauche. En cas de "manquement" la justice était expéditive et la "pendaison spectacle" une façon d'assoir l'autorité.
Des dessins retracent les étapes de la vie des prisonniers. Dès leur arrivée ils devaient se dévêtir, se faire tondre et passer les uniformes. Des signes distinctifs, cousus au niveau de la poitrine permettaient de reconnaître les différents types de prisonniers ( des triangles de différentes couleurs et l'étoile pour les juifs). Certains prisonniers " les canada" étaient réquisitionnés pour récupérer les objets personnels des nouveaux arrivants . Ces objets, bijoux ou autres étaient envoyés en Allemagne par camion. Pourquoi Canada ? Le Canada étant considéré comme un pays riche, la pièce où étaient stockés les objets était un "équivalent du territoire canadien" et ceux qui la remplissait était donc les "canada". Dans des box, derrière des vitres sont accumulés des montagnes de chaussures, de peignes, de lunettes, de sacs et valises ayant appartenu aux prisonniers. Il y a aussi les cheveux dont certains ont servi à faire une sorte de tissu. Au fil de la visite on s'enfonce dans l'horreur. Nous prenons le temps de nous recueillir devant le " mur des fusillés '. La dernière étape nous conduit dans la chambre à gaz où les juifs étaient exterminés. Ils y entraient confiant pensant se rendre à la douche. Nus, entassés dans une pièce aveugle ils mouraient asphyxiés par le gaz dégagé par les pastilles de zyclon B, une substance qui à l'origine servait à assainir les bâtiments. Jetées par des orifices percés dans le plafond de la "salle de douche" ces pastilles dégageaient un gaz toxique lorsque la température atteignait 28°. En l'espace d'une demi heure le sort de centaines de personnes était ainsi scellé.  Il restait aux "canada" l'horrible tâche de transporter les corps dans les fours situés dans la pièce attenante. Le camp d'Auschwitz ne comptait qu'un four crématoire. C'est à Birkenau que "la solution finale" a pris sa dimension "industrielle".
C'est en navette que nous allons jusqu'au camp de Birkenau situé à seulement trois km d'Auschwitz. L'entrée se fait par la porte principale du camp, celle que l'on trouve dans tous les livres d'histoire, cette arche percée où convergent les voies de chemin de fer qui amenaient les prisonniers à l'intérieur du camp. Le camp est immense. Sur la gauche il reste des constructions basses en briques. Sur la droite les constructions en bois ont disparu hors les cheminées en briques. Nous cheminons le long de la voie jusqu'à un wagon témoin. Un wagon à bestiaux identique à ceux qui arrivaient ici chargés de juifs venus des quatre coins de l'Europe. Trois jours pour venir du camp de Drancy en France. Entassés, sans eau, dans nourriture, dans la puanteur d'un espace clos sans latrines beaucoup mouraient avant d'arriver au camp. A l'arrivée deux colonnes. Les femmes et les enfants d'un côté et les hommes de l'autre. En face le médecin procédait au tri par "aptitude" . Les handicapés, les personnes âgées, les malades étaient immédiatement dans la catégorie à éliminer. Les "canada" sur place pour récupérer les bagages des nouveaux arrivants à qui on promettait de les leur rendre après la douche conseillaient ( quand ils en avaient l'opportunité) aux ados de déclarer qu'ils avaient dix-huit ans. Un sursis, la possibilité d'aller travailler plutôt que d'être gazé immédiatement.
Cela a été le cas pour la française, femme politique et ministre Simone Veil : Simone Jacob n'a alors que 16 ans, mais elle ment sur son âge pour échapper aux fours crématoires qui attendent les plus jeunes dès leur arrivée dans les camps. Elle va tout de même subir le travail forcé destiné à l'épuisement, le manque de nourriture, les coups et les humiliations.
Chaque jour de nouveaux tris étaient faits parmi les travailleurs. Le travail était harassant, la vie, empilés dans les baraques, éprouvante. Nous visitons une construction qui servait de logement aux femmes. Trois niveaux de lits. En bas, sur la terre battue, le pire avec humidité garantie et risques de projections en provenance des niveaux supérieurs en planches disjointes.
Lorsque les Allemands ont senti "le vent tourner" ils ont rassemblé les prisonniers encore vivants pour les évacuer vers d'autres camps( en Allemagne), à pied, en plein hiver, dans une longue marche, appelée "marche de la mort". Une hécatombe.
Avant de quitter Birkenau les dirigeants ont détruit les quatre  fours. Il ne reste aujourd'hui que deux d'entre eux sous la forme d'amas de béton.
Et pour nous, que reste-il? Un sentiment de malaise de savoir que toute cette horreur a pu être perpétrée par des hommes et qu'en plus , autour de nous, le monde continue à être le théâtre d'affrontements, de massacres, d'exactions et de génocides.
PS: pas de photos de l'horreur. Allez voir "Nuit et brouillard".

mercredi 27 mai 2026

Cracovie mai 2026 Jour 1 mercredi 27



+++PHOTOS 

Réveil vraiment très tôt pour un départ de la maison vers 4h. Il faut tenir compte du trajet, du stationnement. A peine arrivés à  l'aéroport c'est déjà l'heure de passer  par la sécurité et dans la salle d'embarquement. Il n'y a presque personne. Cela va très vite et nous montons dans l'avion rapidement. L'avion est à moitié plein ce qui nous laisse toute latitude pour bouger et nous étaler. Rare dans les avions Ryanair ! A 8h nous sommes à l'aéroport de Cracovie où nous attend le taxi réservé par le biais de booking. Il nous dépose devant l'entrée de l'immeuble. C'est tout confort. L'appartement est au cinquième sans ascenseur mais l'escalier est large et lumineux . Pas de difficulté. L'appartement est prévu pour 4. Mais pour nous pas question de dormir dans la mezzanine. Nous n'avons plus l'âge de ramper. Alors ce sera sur le lit- canapé. C'est assez spacieux, lumineux,  bien équipé et très propre.

Nous voici prêts à  parcourir la ville. Au programme d'aujourd'hui la vieille ville. Nous sommes à deux pas du Planty, le parc qui entoure la vieille ville, aménagé à la place des murs d'enceinte, et à moins d'un quart d'heure à pied de la Barbacane. Le cheminement dans le parc ombragé est agréable. Et au fait, c'est quoi Barbacane ?
Le terme barbacane désignait pendant le Moyen Âge un petit ouvrage de fortification avancé, le plus souvent de plan circulaire, qui protégeait un passage, une porte ou poterne, et qui permettait à la garnison d'une forteresse de se réunir sur un point saillant à couvert, pour effectuer des sorties, pour protéger une retraite.
Nous voici donc au niveau de la Barbacane de Cracovie qui date du XVeme. Il semble que ce soit la mieux conservée d' Europe. Il y a un monde fou tout autour. Beaucoup de groupes et en particulier des scolaires. A vingt mètres de là on entre dans la ville par la porte Florian. La rue Floriandka, bordée de beaux immeubles nous offre une perspective sur la Basilique Ste Marie et ses deux tours d'inégale hauteur. Nous voici au centre de la place principale entourée d'arcades abritant des restaurants et des bars . Faisant partie du décor on trouve aussi des calèches conduites par de jeunes femmes en costume traditionnel . Au centre de la place se trouve la grande halle aux draps traversée par une galerie bordée de stands aux devantures en bois d'époque. Aujourd'hui ce ne sont que des boutiques de souvenirs ou de bijoux avec de l'ambre, la "pierre" locale. La Pologne est un grand producteur de cette résine fossile. Toutes les heures, en provenance de la Basilique résonne le son d'une trompette, le hejnal.
Après une pause réparatrice nous nous rendons à la gare ferroviaire proche de  l'appartement,  Krakkow Grzegorski  afin d'essayer de comprendre comment utiliser le train pour visiter les environs de la ville. Pas simple car nous avons du mal avec les noms Polonais. A côté de la gare petit marché sympa avec des tarifs locaux et supermarché assez bien achalandé. Nous reprenons nos déambulations en direction de l'église Saint Pierre et Saint Paul. Elle est connue pour sa façade de style baroque. Un peu lourd à mon goût . Il y a des concerts tous les soirs. Pour nous ce sera un autre jour....plein les bottes. Nous sommes à nouveau en pleine ville et en plein quartier touristique. Vite il faut nous presser pour aller jusque dans la cour du Collegium Maius. A certaines heures des automates défilent en musique de part et d'autre d'une horloge.
Avant de rentrer nous faisons une pause en sirotant un "Hugo Spritz"garni de rondelles de citron au lieu de  l'orange.
Nous avons eu beaucoup de plaisir à nous balader dans la ville que nous trouvons agréable, animée et jeune. La ceinture verte qui entoure la vieille ville est un vrai plus. Nous constatons avec un peu de surprise qu'il y a autant d'églises qu'à Barcelone ou Bogota!!
Plein les mirettes !!!

vendredi 24 avril 2026

Italie avril 2026 vendredi 24 Cinque terre



++++PHOTOS

Nuit calme au parking pour camping car "il Poggio" situé au-dessus d'un des villages des " cinque terre" , Monterosso al mar. Le camping se situe à une certaine de mètres du départ d'une randonnée qui suit le GR en direction du sanctuaire de Notre Dame de  Soviore. Le chemin est agréable, empierré. Notre seule rencontre est celle de chasseurs qui viennent de faire une battue aux sangliers, mais qui sont bredouilles. Le sanctuaire occupe un grand espace plat planté de grands cyprès séculaires. L'église est ancienne. Elle contient des ex-voto, un ancien orgue Agati et une statue en bois de la Vierge d'origine nord-européenne (XVe siècle) . Nous prenons un café au bar du sanctuaire qui est maintenant un hôtel restaurant.  Nous poursuivons notre balade. Il nous faut suivre la route un petit moment avant de trouver le sentier qui descend vers Vernazza. Le sentier est agréable et la vue est belle. Nous passons devant un autre sanctuaire, celui de la Madonna di Reggio. L'église est fermée . Elle se trouve dans un parc planté de grands arbres, dont un chêne de plus de 200ans. Un endroit magnifique. La fin du sentier, bordée par des stations de chemin de croix nous conduit à Vernazza. Nous avons la chance de voir des vignerons qui se déplacent sur leur petit train des vignes qui glisse sur un rail . C'est le système qui a été mis au point pour leur faciliter la culture des vignes étagées sur de belles restanques en pierres sèches. Le village de Vernazza est très beau avec ses maisons colorées,  son petit port, le tout dans un écrin de verdure et de vignes. Un habitant m'explique que les gens ont le choix de la couleur de la façade de leur maison parmi une palette imposée .Les volets sont forcément verts. Le sentier se termine au niveau de la gare. Et là c'est comme un choc de civilisation. Alors que nous n'avons rencontré presque personne sur notre parcours nous nous trouvons au milieu d'une foule de touristes, randonneurs ou pas. La rue principale qui conduit au port et à la plage est bordée de boutiques où les prix ont subi une inflation spectaculaire. Alors les prix parlons en. 8€ le billet de train pour un trajet entre deux arrêts. Les jours de fête le tarif passe à 10€. Le chemin qui suit la côte en passant par les villages est payant : 10€ par personne pour la journée . Nous le prenons pour faire le parcours entre Vernazza et Monterosso al mare. C'est un chemin difficile mais avec de beaux points de vue. Nous arrivons à Monterosso en début d'après midi. Il y a du monde mais comme le village est étalé dans une belle baie cela ne fait pas le même effet qu'à Vernazza. Il y a beaucoup de monde sur la plage mais peu de monde dans l'eau encore froide. Cela ne fait pas peur à JC qui pique une tête. Nous revenons au camping avec le bus local 2,5€ le trajet. Une belle randonnée, de beaux paysages et plein les mirettes !

Le lendemain est un jour férié avec la perspective de plus de touristes encore. Alors nous fuyons. Nous prenons la route en direction de Gênes. C'est une route sinueuse. Les petits villages perchés resplendissent au soleil couchant
Mais trouver un emplacement plat pour le CC est un défi. Ouf ! A quelques km seulement de l'autoroute nous trouvons une place sur le parking du village de Castagnola. Des affiches produites par l'association des antifascistes appellent à des rassemblements festifs pour le lendemain, samedi 25 avril, qui célèbre la libération de l'Italie.
L’Anniversaire de la Libération de l’Italie, également connu sous les noms de Fête de la Libération, Anniversaire de la Résistance ou plus simplement 25-Avril, est le jour férié, célébré chaque 25 avril en Italie, de commémoration de la fin de la Seconde Guerre mondiale, la fin du régime fasciste instauré par Mussolini ainsi que la fin de l’occupation nazie du pays.

jeudi 23 avril 2026

ITALIE avril 2026 jeudi 23 San Geminiano



++++PHOTOS 

Un coin tranquille pour dormir et un réveil sous le soleil avec à nos pieds un vallon typique couvert de vignes, d'oliviers et de cyprès dressés vers le ciel. Nous sommes à San Gimignano et nous partons à pied pour une balade matinale dans les rues pavées et bordées de beaux immeubles. La curiosité de cette ville ce sont ses grandes tours d'habitation. Il en reste un peu plus d'une dizaine et c'est assez impressionnant 

 De loin on croirait être à proximité d'une ville avec des buildings. Comme beaucoup de villes au riche patrimoine tout est tourné vers le tourisme. Et d'ailleurs lorsque nous sortons de la ville nous sommes à contre courant avec des flots de touristes qui arrivent en bus.
Nous prenons l'autoroute en direction de Pise. Tout à coup un bruit côté droit. Nous ne voyons pas ce qui l'a causé. Une voiture nous double et nous fait signe de la suivre au niveau de la sortie   toute proche. Nous nous garons sur un parking où le conducteur nous montre son rétroviseur gauche cassé, une fine marque noire sur l' aile avant droite du CC et nous accuse donc d'avoir accroché son rétroviseur. Nous ne comprenons pas très bien mais nous proposons de faire une déclaration. Il prétend qu'il est pressé et veut qu'on s'arrange à l'amiable. Il nous montre le prix de son rétro sur internet, 1200€. Nous maintenons notre position, un constat. Les prix baissent, 800, 500,200. Nous maintenons notre position. S'il y a problème nous voulons faire un  constat. Finalement il prend un chiffon, se dirige vers l'aile de notre voiture et essuie la trace noire qui disparaît aussitôt. Il monte dans sa voiture, mécontent,  et s'en va. Nous avons failli être victimes d'une arnaque au rétroviseur. Comment procèdent-ils pour faire la trace, mystère? En plus ce n' est qu'une trace noire, pas une rayure qui persiste . Apparemment si l'on en croit internet ce n' est pas une spécialité italienne. 
Nous continuons notre route un peu perturbés quand même. Nous avons comme objectif les "cinque terre". Pour cela il nous faut traverser La Spezia. C'est un port à la fois militaire et commercial et passée la partie port , la ville avec des vieux immeubles aux tons pastel est plutôt sympa. 
Nous passons au dessus des premiers villages du bord de mer connus comme étant ceux de l'ensemble des "cinque terre". Il y a un monde fou et il est difficile de garer un camping car. Finalement c'est au niveau du dernier village , en venant de la Spezia, Monterosso al mare que nous trouvons un emplacement pour CC.

mercredi 22 avril 2026

Italie avril 2026 mercredi 22 Assise Perouge




++++PHOTOS Assise

++++PHOTOS Perouge

 Réveil sous une petite pluie fine et départ pour Assise, notre objectif du matin. Nous trouvons une place de parking près de la porta nuova et du coup nous arrivons très rapidement au niveau de la basilica de Santa Chiara.  Nous traversons la ville pour aller jusqu'à la Basilica de San Francesco. 

Assise est une belle ville fortifiée avec des petites rues bordées de riches immeubles et une grande concentration d'églises, de basiliques et d'édifices religieux en tout genre. Le plus prestigieux c'est évidemment la basilique Saint François avec ses deux églises superposées et la crypte où se trouve la tombe du saint et autour de laquelle est organisée une circulation avec un flot ininterrompu de croyants et de non croyants. Les deux églises sont magnifiquement décorées de peintures. Les couleurs sont vives et l'ensemble est gai. Ce n' est pas le cas de l'intérieur de sainte Chiara, très sobre et presque austère. En passant devant l'église Sainte Marie Majeure nous découvrons qu'elle abrite la tombe de Carlo Acutis un adolescent récemment canonisé. Une découverte pour nous mais pas pour tous ceux qui font la queue pour aller se recueillir devant la tombe. La coqueluche des jeunes chrétiens aux dires d'une dame qui semble tout connaître sur la vie de ce garçon. La ville d'Assise entourée de ses remparts est construite sur le flanc d'une colline, au milieu des oliviers qui s'étagent vers la plaine. Depuis la ville la vue sur la plaine est magnifique.
A quelques km d'Assise, la ville de Perouge est notre deuxième étape. Contrairement à Assise qui semble un peu figée dans le temps,  Perouge est une ville active et jeune. Ici aussi on trouve de très beaux bâtiments et en particulier tous ceux qui entourent la place du IV novembre connue aussi pour la belle fontaine de marbre qui en occupe le centre. A voir aussi quelques restes (un magnifique portail)  datant des Etrusques. Comme sa voisine Assise elle occupe une position dominante sur une colline. 
Notre périple du jour n'est pas terminé. Nous prenons la route pour San Gimigniano. Pas facile de trouver un endroit où se pauser avec notre CC . Ce sera un bord de route dans un lotissement. Un des rares endroits où il n'y a pas d'interdiction de stationner pour les CC.A voir pour la nuit.

mardi 21 avril 2026

Italie avril 2026 mardi route.....



Arrivée à Bari à 10h. Il fait chaud, lourd même. Le ballet des gros camions qui sortent du ferry est fascinant. Les chauffeurs manœuvrent leurs immenses véhicules avec une précision extraordinaire.

Nous sommes dans les Pouilles. Nous prenons l'autoroute en direction du nord, Pescara, qui passe à travers des cultures d'oliviers, d'amandiers, de vignes, de blé.. La route va être longue et pénible alors nous faisons appel à nos soutiens. A fond la musique avec les géants du rock et du jazz .
 A intervalles réguliers on trouve des éoliennes qui dans cette immense plaine se dressent élégamment et ne doivent gêner personne car les habitations sont loin, reléguées sur les bords de cette grande plaine.
Les régions de succèdent et le soleil nous abandonne progressivement au profit de gros nuages noirs
 Et soudain, à la sortie d'un tunnel des trombes d'eau associées à la grêle forment un véritable rideau devant nos yeux. Difficile d'avancer. Nous sommes au niveau de Pescara.
Finalement nous arrivons au niveau du croisement avec la route de Perouse. Une autoroute d'abord puis une route où s'enchaînent les tunnels. Nous avons beaucoup roulé et c'est dur pour JC qui conduit. Il nous faut trouver un point de chute. Nous jetons notre dévolu sur le monastère san Bartolomeo de Foligno et plus particulièrement sur son parking. Le monastère quant à lui est bien mal en point. Vue sur une oliveraie.

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lundi 20 avril 2026

Grece avril 2026 lundi 20 Ioannina



++++PHOTOS 

Réveil matinal à cause de la bande de chiens traînant sur le parking du monastère et qui aboient au moindre mouvement. Les chiens , il y en a partout avec ou sans propriétaire. C'est même un peu stressant de se retrouver face à de gros chiens quand on s'arrête sur un parking.

Du coup nous partons assez tôt en direction de la ville de Ioannina que l'on voit de l'autre côté du lac. Pas de problème de stationnement le  long du lac et à proximité des remparts du Kastro. Ces remparts délimitent une zone d'habitation agréable et calme d'une part et l'Itse Kalé, la forteresse intérieure. Cette forteresse est constituée d'un vaste espace gazonné et ombragé qui abrite plusieurs musées et mon coup de cœur , la mosquée Fétiyé avec ses belles décorations florales. Devant sous une tonnelle ouvragée en fer forgé se trouve la tombe d'Ali Pacha. Un autre coup de cœur avec la vieille mosquée Aslan Pacha et son minaret effilé. Elle faisait partie d'un ensemble avec une ancienne bibliothèque et des bains ( fermés). Le centre ville ancien est très agréable. Il y fait bon déambuler, faire une pause café ou une pause déjeuner dans les nombreux restaurants et faire du lèche vitrines. Il y a de nombreuses boutiques de souvenirs, de nombreuses bijouteries faisant écho à une longue  tradition du travail de l'argent dans la ville. On trouve également de nombreuses boutiques d'objets artisanaux faits main et une entreprise de fabrication de pâtes Bio. "les grecs sont grands consommateurs de pâtes" nous dit le directeur de la fabrique. Ioannina, une halte bien agréable.
Maintenant il s'agit de rejoindre Igoumenitsa qui sera notre dernière étape en Grèce. Nous choisissons de prendre la route normale. Elle traverse une région boisée et verte agréable. Le bémol ce sont les nombreux virages et surtout le très mauvais état du revêtement. 
Nous voici à Igoumenitsa . Un dernier plein de gasoil à 1,85€ soit presque 0,40cts de moins qu'en France. Nous nous préparons à prendre le ferry qui va nous conduire à Bari.
Il est tard. Minuit passé lorsque le bateau arrive.
Nous sommes des derniers à monter sur le bateau après les monstrueux camions
 Enfin, notre cabine. Confortable. Mais il est déjà une heure. La nuit va être courte.