Le ciel est gris et de temps en temps il tombe quelques gouttes. Notre destination du matin est la colline Wawel avec son majestueux château et sa non moins majestueuse église qui aujourd'hui accueille une cérémonie en l'honneur des anciens combattants. Il y a un monde fou sur la rampe d'accès au château et une belle file d'attente aux tickets. Il est conseillé de préparer sa visite à l'avance et de savoir ce que l'on veut voir car tout est payant à l'unité et ça chiffre vite. Pour nous ce seront les jardins royaux. Ils sont royaux de nom et c'est bien tout ce que l'on peut dire concernant les quelques buissons de buis ( bien tailles) qui entourent de petits massifs de fleurs. Nous descendons au pied de la colline sur les bords de la Vistule. Il y a des stands de produits artisanaux, de vin et plus généralement de nourriture. Ça tombe bien, il est l'heure de manger. Nos sandwichs, très bons et originaux pour nous, avalés nous voilà prêts pour la balade de l'après-midi qui commence le long de la Vistule. Les bords sont bien aménagés pour les piétons et les cyclistes. Sur l'eau naviguent des canoës, mais aussi des bateaux de promenade dont un spécimen est propulsé par des roues à aubes. Nous nous rapprochons de notre objectif, le tertre de Kosciuszko. Ça grimpe un peu sur la dernière partie mais le sentier est agréable. La butte à été érigée par les Cracoviens en commémoration du leader national polonais Tadeusz Kosciuszko. C'est donc une butte artificielle calquée sur les tumulus préhistoriques. La butte est entourée d'une citadelle de briques rouges construite plus tard par les Autrichiens. Pour grimper sur la butte il faut passer par le musée qui retrace la vie de Tadeusz Kosciuszko considéré comme un héros national. Un chemin circulaire permet d'atteindre le sommet de la butte d'où l'on a une belle vue sur la ville et la campagne environnante. Pour le retour nous prenons l'avenue qui conduit en ligne droite jusqu'au centre ville. Piste cyclable, large trottoir, nombreuses installations sportives, immenses parcs occupent cette partie de la ville par ailleurs très fréquentée en ce dimanche après-midi. Une fois de plus c'est la proportion de jeunes qui nous frappe.
pays visités par année
dimanche 31 mai 2026
Cracovie mai 2026 J5 dimanche 30
samedi 30 mai 2026
Cracovie mai 2026 J4 samedi 30: les mines de sel de Wiliczka
Nous avons réservé un billet avec un guide parlant français pour 9h15. Mais il faut y aller, à savoir prendre le train à Krakow Grzegorski jusqu'à la gare de Wieliczka. Le trajet dure une vingtaine de minutes. Ensuite il y a environ 3 minutes à pied. Dans la cour de la mine tout est bien organisé. Il y a des files par nationalité. Notre groupe n'est pas très important. Dans la première partie de la visite il faut descendre de 64 m par un escalier large et facile qui compte 320 marches. Je n'ai pas compté mais une des visiteuses l'a fait. Nous parcourons de nombreux couloirs consolidés par des parois en troncs de bois dont certaines sont peintes en blanc avec de la chaux qui servait a assainir. Le sel s'est formé au Miocene alors que la région était recouverte par la mer. Pendant longtemps le sel produit dans la région était le résultat de l'évaporation d'eau salée provenant des sources qui coulaient à l'extérieur. Ce n' est qu'au XIII ème siècle en creusant un puits d'eau saumâtre pour récupérer l'eau, qu'un filon de sel gemme a été découvert . A partir de ce moment-là, l'extraction minière du sel s'est développée. Le sel était une richesse, "l'or blanc". Les techniques d'extraction, la modernisation du matériel et la sécurité faisaient l'objet d'une grande attention de la part de l'administration et ont régulièrement évolué au cours des siècles.
Les dangers étaient multiples. Et pourtant nombreux étaient les candidats mineurs en raison du bon salaire et des avantages en nature.Tout au long du parcours des sculptures dans le sel faites par les mineurs religieuses ou qui illustrent leurs travail . La mine compte 9 niveaux et le niveau le plus bas de trouve à 327 m, niveau que nous atteignons par étapes. Les mineurs creusaient des chapelles pour pouvoir se recueillir régulièrement. Le joyau de la mine est la chapelle Sainte Kinga entièrement sculptée par des mineurs (statues, bas reliefs, luminaires...). Des salles ont été aménagées en salles de réception, en restaurant et s'y marier est un luxe très prisé. Le sel était taillé en blocs et les blocs transformés ensuite en cylindres plus facile à déplacer ( pouvaient rouler) . Différents systèmes étaient utilisés pour remonter le sel mais aussi pour évacuer l'eau qui représentait un grand danger. Les structures en bois qui servaient à consolider les tunnels et les chambres forment de belles constructions.
La visite dure environ deux heures par groupe avec un guide pour chaque groupe. Deux étapes intermédiaires permettent de faire des achats et de prendre une boisson. La dernière étape que l'on effectue sans guide est un long couloir qui permet de traverser salles de réception et de restaurant et conduit aux ascenseurs. Là encore tout est bien organisé : files d'attente et petits groupes. Les ascenseurs sont petits du type mine de charbon ( environ 8 personnes bien serrées).
Après l'exploitation de l'or blanc, la mine exploite avec succès, l'or touristique ( 2 millions de visiteurs par an) mais ça vaut le déplacement!
Nous revenons au centre ville. Il pleuviote un peu. Mais il y a quand même beaucoup de monde. Pour notre étape repas nous choisissons le restaurant " la Chimère", un bar à salades, mais pas que. Il y a aussi des plats chauds et des tartes. Le concept est intéressant. On peut choisir une assiette avec une seule part, ou une assiette à quatre ou six parts avec tarif dégressif ( très doux). Il y a aussi des gâteaux et des jus de fruits variés. Tout est très bon. En plus le cadre est très agréable. Des plantes vertes partout. On se croirait dans une serre. Nous faisons connaissance avec des italiens ( nos voisins de table) avec qui nous avons une discussion très politique qui démarre à propos du camp d' Auschwitz et qui nous amène à parler des massacres actuels. Nous sommes en phase.
A quelques mètres du restaurant se trouve le Collegium Maius. Nous visitons les anciennes pièces d'habitation des professeurs . Elles sont richement meublées et on y trouve des objets de différentes époques, une collection de machines à calculer mais aussi des objets de valeur conservés dans un coffre. Une visite dont on peut se passer surtout que plusieurs salles sont actuelement fermées.
L' étape suivante nous conduit sur la place principale, au niveau de la halle aux draps . C'est à l'angle en face de la Basilique Ste Marie que se trouve l'entrée du Rynek Podziemny, le musée souterrain de la ville situé à 4m sous terre dans une zone de fouilles archéologiques. Au Moyen Age la ville de Cracovie occupait une place importante dans le commerce car elle était au centre d'un réseau de routes et au bord du fleuve avec un port très actif. Le parcours nous fait circuler entre les sous bassement des boutiques. Nous nous retrouvons projetés au moyen âge par le biais d'expositions interactives, de vidéos et d'objets d'époque. Chaque métier y est représenté.
Le bémol, un trajet difficile à suivre, des panneaux explicatifs mal éclairés.
Pour finir la journée, une heure d'évasion en musique avec un concert Chopin au Chopin Concert Hall, une petite salle, un piano éclairé par des bougies et une ambiance cosy.
De retour sur la grande place c'est une autre ambiance qui nous attend. De la musique et des jeunes qui dansent. C'est très sympa et bon enfant.
Quelle journée !
vendredi 29 mai 2026
Cracovie mai 2026 J3 vendredi 29
Aujourd'hui c'est visite du camp d'Auschwitz. Nous y allons en train au départ de la gare de Krakow Grzegorski. Il faut 1h30 environ pour arriver à la gare de Oswiecim ( Auschwitz). De là en trente minutes nous arrivons à proximité de l'entrée du site d'Auschwitz. Comme nous avons deux heures d'avance nous longeons la Vistule et par là même un côté du camp jusqu'à arriver à l'endroit où en 1984 des carmélites s'étaient installés dans un bâtiment du camp et avaient dressé une grande croix provoquant un scandale avec la communauté juive.
Nous avons rendez-vous à 12h45 avec une guide parlant français. Le groupe n'est pas important, une douzaine de personnes et majoritairement des jeunes. Notre guide est jeune et sympathique. Elle nous annonce le programme à savoir environ 3h30 de visite comprenant la visite d'Auschwitz suivie par celle de Birkenau que l'on rejoint en navette. De l'entrée du musée à l'entrée du site d' Auschwitz on parcourt une sorte de tunnel dans un silence absolu tandis qu'une voix égrène les noms des disparus. Nous passons par la porte qui est surmontée de la devise bien connue " arbeit match Frei", le travail rend libre. Une sacrée provocation à l'entrée d'un camp de travail forcé.Un film d'une dizaine de minutes nous donne un résumé rapide de l'histoire des deux camps. Le camp d'Auschwitz est composé de bâtiments à deux niveaux, en briques, alignés parallèlement et séparés par des allées dominées par des miradors. Les bâtiments des femmes et ceux des hommes étaient séparés par des barbelés. Impossible de s'évader du camp, extrêmement surveillé et entouré de murs et de barbelés. Qui trouvait-on dans ce camp? Des soldats russes faits prisonniers, des intellectuels polonais, des tziganes, des homosexuels et une majorité de juifs venus de différents pays dont la France.
De camp de travail, Auschwitz est aussi devenu un camp d'extermination. Différentes expositions sont proposées dans les bâtiments. On peut y voir les fiches d'enregistrement des prisonniers avec photos, date de naissance, de mort et d'internement. Il est facile, en comparant la date de mort et celle d'internement de constater que les conditions de vie dans le camp ne permettaient pas d'y vivre très longtemps. On y mourait beaucoup, même avant l'organisation de l'extermination. Le travail y était épuisant. La nourriture était insuffisante, l'eau impure provoquait des maladies. Les conditions d'hygiène étaient catastrophiques. Les punitions pleuvaient : coups de bâtons, enfermement à plusieurs dans de minuscules cachots où il était impossible de se reposer. En plus des expériences médicales étaient conduites par les médecins du camp. Lorsque le nombre de prisonniers arrivait au camp a considérablement augmenté il n'a plus été question de photos et de fiches. Chaque nouveau prisonnier se voyait attribuer un numéro qui était tatoué sur son bras gauche. En cas de "manquement" la justice était expéditive et la "pendaison spectacle" une façon d'assoir l'autorité.
Des dessins retracent les étapes de la vie des prisonniers. Dès leur arrivée ils devaient se dévêtir, se faire tondre et passer les uniformes. Des signes distinctifs, cousus au niveau de la poitrine permettaient de reconnaître les différents types de prisonniers ( des triangles de différentes couleurs et l'étoile pour les juifs). Certains prisonniers " les canada" étaient réquisitionnés pour récupérer les objets personnels des nouveaux arrivants . Ces objets, bijoux ou autres étaient envoyés en Allemagne par camion. Pourquoi Canada ? Le Canada étant considéré comme un pays riche, la pièce où étaient stockés les objets était un "équivalent du territoire canadien" et ceux qui la remplissait était donc les "canada". Dans des box, derrière des vitres sont accumulés des montagnes de chaussures, de peignes, de lunettes, de sacs et valises ayant appartenu aux prisonniers. Il y a aussi les cheveux dont certains ont servi à faire une sorte de tissu. Au fil de la visite on s'enfonce dans l'horreur. Nous prenons le temps de nous recueillir devant le " mur des fusillés '. La dernière étape nous conduit dans la chambre à gaz où les juifs étaient exterminés. Ils y entraient confiant pensant se rendre à la douche. Nus, entassés dans une pièce aveugle ils mouraient asphyxiés par le gaz dégagé par les pastilles de zyclon B, une substance qui à l'origine servait à assainir les bâtiments. Jetées par des orifices percés dans le plafond de la "salle de douche" ces pastilles dégageaient un gaz toxique lorsque la température atteignait 28°. En l'espace d'une demi heure le sort de centaines de personnes était ainsi scellé. Il restait aux "canada" l'horrible tâche de transporter les corps dans les fours situés dans la pièce attenante. Le camp d'Auschwitz ne comptait qu'un four crématoire. C'est à Birkenau que "la solution finale" a pris sa dimension "industrielle".
C'est en navette que nous allons jusqu'au camp de Birkenau situé à seulement trois km d'Auschwitz. L'entrée se fait par la porte principale du camp, celle que l'on trouve dans tous les livres d'histoire, cette arche percée où convergent les voies de chemin de fer qui amenaient les prisonniers à l'intérieur du camp. Le camp est immense. Sur la gauche il reste des constructions basses en briques. Sur la droite les constructions en bois ont disparu hors les cheminées en briques. Nous cheminons le long de la voie jusqu'à un wagon témoin. Un wagon à bestiaux identique à ceux qui arrivaient ici chargés de juifs venus des quatre coins de l'Europe. Trois jours pour venir du camp de Drancy en France. Entassés, sans eau, dans nourriture, dans la puanteur d'un espace clos sans latrines beaucoup mouraient avant d'arriver au camp. A l'arrivée deux colonnes. Les femmes et les enfants d'un côté et les hommes de l'autre. En face le médecin procédait au tri par "aptitude" . Les handicapés, les personnes âgées, les malades étaient immédiatement dans la catégorie à éliminer. Les "canada" sur place pour récupérer les bagages des nouveaux arrivants à qui on promettait de les leur rendre après la douche conseillaient ( quand ils en avaient l'opportunité) aux ados de déclarer qu'ils avaient dix-huit ans. Un sursis, la possibilité d'aller travailler plutôt que d'être gazé immédiatement.
Cela a été le cas pour la française, femme politique et ministre Simone Veil : Simone Jacob n'a alors que 16 ans, mais elle ment sur son âge pour échapper aux fours crématoires qui attendent les plus jeunes dès leur arrivée dans les camps. Elle va tout de même subir le travail forcé destiné à l'épuisement, le manque de nourriture, les coups et les humiliations.
Chaque jour de nouveaux tris étaient faits parmi les travailleurs. Le travail était harassant, la vie, empilés dans les baraques, éprouvante. Nous visitons une construction qui servait de logement aux femmes. Trois niveaux de lits. En bas, sur la terre battue, le pire avec humidité garantie et risques de projections en provenance des niveaux supérieurs en planches disjointes.
Lorsque les Allemands ont senti "le vent tourner" ils ont rassemblé les prisonniers encore vivants pour les évacuer vers d'autres camps( en Allemagne), à pied, en plein hiver, dans une longue marche, appelée "marche de la mort". Une hécatombe.
Avant de quitter Birkenau les dirigeants ont détruit les quatre fours. Il ne reste aujourd'hui que deux d'entre eux sous la forme d'amas de béton.
Et pour nous, que reste-il? Un sentiment de malaise de savoir que toute cette horreur a pu être perpétrée par des hommes et qu'en plus , autour de nous, le monde continue à être le théâtre d'affrontements, de massacres, d'exactions et de génocides.
jeudi 28 mai 2026
Cracovie mai 2026 J2 jeudi 28 musée Scindler
Ce matin c'est visite de l'usine-musée d'Oscar Schindler. Pour nous ce nom est surtout associé au film de Spielberg," la liste de Schindler". C'est une visite un peu décevante dans le sens où l'essentiel du musée est consacré à l'invasion allemande en 1939, la création du ghetto, les déportations. Ce n' est que dans les dernières salles, lorsque l'on traverse le bureau d'Oscar Schindler que l'on mesure le rôle de l'industriel et de son épouse dans le sauvetage de plus d'un millier de juifs. Une belle prise de conscience et un revirement héroïque qui lui valut le titre de "juste". Tout près de l'usine se trouve l'emplacement du ghetto. Il ne reste que peu de choses, la pharmacie qui se trouvait à un angle du ghetto et qui était tenue par un polonais qui a largement œuvré à aider les juifs du ghetto. Devant la pharmacie se trouve une esplanade , "Bohaterow Getta "plantée" de chaises métalliques espacées, vides, en hommage à tous les disparus. Et enfin on peut voir, mais en cherchant bien un morceau du mur du ghetto dont la forme, en une succession de pans de murs évoquant des pierres tombales, nous incite à imaginer quel dessein avait en tête ceux qui ont fait construire ce mur.
Pour nous vider de toutes ses visions de guerre nous décidons d'aller à pied jusqu'au quartier juif
Au passage nous nous arrêtons dans un restaurant typique de la ville, dont le nom, une fois traduit se dit " bar à lait", le Krakus . C'est une sorte de cantine où l'on trouve de la cuisine traditionnelle à "prix doux". Derrière un comptoir une personne prend les commandes et encaisse. Un bar mleczny (« bar à lait » en polonais) est un restaurant qui, durant l'époque communiste, proposait des repas à faible coût, le plus souvent basé sur des produits laitiers.
Les plats peuvent être pris sur place ou emportés. On y découvre des spécialités de soupes, mais aussi des " pierogis" sorte de raviolis. Très bon.
Nous franchissons la Vistule par le father bernatek's bridge, un superbe exemple d’architecture de pont, qui en plus est un petit musée d’art moderne à ciel ouvert avec des sculptures d'art circassien.
Le quartier juif, Kazimierz est très vivant. Il y a de nombreux bars, restaurants, boutiques. C'est devenu un quartier branché. Nous faisons une halte à l'église de la Fête -Dieu connue pour son intérieur riche en dorures et pour sa chaire en forme de bateau. Ensuite nous déambulons dans les petites rues pavées en suivant un chemin qui passe devant les différentes synagogues. La synagogue Remuh après sa rénovation, terminée en avril 2016, est devenue le principal lieu de prière de la communauté juive de Cracovie. Elle est petite et simple constituée de deux salles. Elle jouxte le cimetière du même nom où un groupe de juifs orthodoxes ( avec leurs vêtements traditionnels) est en train de prier. Pendant la guerre le cimetière a été dégradé par l'occupant.
Nous rentrons en passant par la place centrale toujours aussi animée et lumineuse avec le soleil couchant
Plein les bottes
mercredi 27 mai 2026
Cracovie mai 2026 Jour 1 mercredi 27
Réveil vraiment très tôt pour un départ de la maison vers 4h. Il faut tenir compte du trajet, du stationnement. A peine arrivés à l'aéroport c'est déjà l'heure de passer par la sécurité et dans la salle d'embarquement. Il n'y a presque personne. Cela va très vite et nous montons dans l'avion rapidement. L'avion est à moitié plein ce qui nous laisse toute latitude pour bouger et nous étaler. Rare dans les avions Ryanair ! A 8h nous sommes à l'aéroport de Cracovie où nous attend le taxi réservé par le biais de booking. Il nous dépose devant l'entrée de l'immeuble. C'est tout confort. L'appartement est au cinquième sans ascenseur mais l'escalier est large et lumineux . Pas de difficulté. L'appartement est prévu pour 4. Mais pour nous pas question de dormir dans la mezzanine. Nous n'avons plus l'âge de ramper. Alors ce sera sur le lit- canapé. C'est assez spacieux, lumineux, bien équipé et très propre.
Nous voici prêts à parcourir la ville. Au programme d'aujourd'hui la vieille ville. Nous sommes à deux pas du Planty, le parc qui entoure la vieille ville, aménagé à la place des murs d'enceinte, et à moins d'un quart d'heure à pied de la Barbacane. Le cheminement dans le parc ombragé est agréable. Et au fait, c'est quoi Barbacane ?Le terme barbacane désignait pendant le Moyen Âge un petit ouvrage de fortification avancé, le plus souvent de plan circulaire, qui protégeait un passage, une porte ou poterne, et qui permettait à la garnison d'une forteresse de se réunir sur un point saillant à couvert, pour effectuer des sorties, pour protéger une retraite.
Nous voici donc au niveau de la Barbacane de Cracovie qui date du XVeme. Il semble que ce soit la mieux conservée d' Europe. Il y a un monde fou tout autour. Beaucoup de groupes et en particulier des scolaires. A vingt mètres de là on entre dans la ville par la porte Florian. La rue Floriandka, bordée de beaux immeubles nous offre une perspective sur la Basilique Ste Marie et ses deux tours d'inégale hauteur. Nous voici au centre de la place principale entourée d'arcades abritant des restaurants et des bars . Faisant partie du décor on trouve aussi des calèches conduites par de jeunes femmes en costume traditionnel . Au centre de la place se trouve la grande halle aux draps traversée par une galerie bordée de stands aux devantures en bois d'époque. Aujourd'hui ce ne sont que des boutiques de souvenirs ou de bijoux avec de l'ambre, la "pierre" locale. La Pologne est un grand producteur de cette résine fossile. Toutes les heures, en provenance de la Basilique résonne le son d'une trompette, le hejnal.
Après une pause réparatrice nous nous rendons à la gare ferroviaire proche de l'appartement, Krakkow Grzegorski afin d'essayer de comprendre comment utiliser le train pour visiter les environs de la ville. Pas simple car nous avons du mal avec les noms Polonais. A côté de la gare petit marché sympa avec des tarifs locaux et supermarché assez bien achalandé. Nous reprenons nos déambulations en direction de l'église Saint Pierre et Saint Paul. Elle est connue pour sa façade de style baroque. Un peu lourd à mon goût . Il y a des concerts tous les soirs. Pour nous ce sera un autre jour....plein les bottes. Nous sommes à nouveau en pleine ville et en plein quartier touristique. Vite il faut nous presser pour aller jusque dans la cour du Collegium Maius. A certaines heures des automates défilent en musique de part et d'autre d'une horloge.
Avant de rentrer nous faisons une pause en sirotant un "Hugo Spritz"garni de rondelles de citron au lieu de l'orange.
Nous avons eu beaucoup de plaisir à nous balader dans la ville que nous trouvons agréable, animée et jeune. La ceinture verte qui entoure la vieille ville est un vrai plus. Nous constatons avec un peu de surprise qu'il y a autant d'églises qu'à Barcelone ou Bogota!!
Plein les mirettes !!!



