Réveil surprise et pas forcement la meilleure qu'il soit. Il est 5h du matin et devant l'hôtel un groupe de touristes, une cinquantaine, est installé devant l'hôtel. Il s'agit sans doute d'un tour opérateur. Tout est bien organisé. Un long tapis rouge est déroulé le long de la route. Des petits tabourets sont disposés à intervalles réguliers pour accueillir des touristes ceints d'une écharpe blanche et porteurs d'un récipient en osier contenant du riz. Chaque participant est muni d'un écouteur tandis qu'un guide assure l'animation. Il y a beaucoup de bruit. Les gens parlent sans se soucier de ceux qui peuvent dormir dans les habitations voisines. En fait il s'agit d'une activité touristique organisée. Tous ces gens attendent le passage des moines du monastère situé au bout de la rue, le Vat Xieng Thong.
Au moment du passage des moines, vers 6h un grand silence se fait. C'est l'affaire de quelques minutes. Et puis l'agitation reprend avec le départ du groupe et le rangement.
Comme c'est quelque chose qui se renouvelle chaque jour nous demandons à changer de chambre pour ne plus nous retrouver au bord de la rue.
Ce matin nous décidons d'explorer la ville et nous commençons tout naturellement par le temple voisin. Lorsque nous y arrivons, avant 10h il y a peu de monde et c'est très agréable. Mais rapidement les minibus arrivent déchargeant des flots de touristes, chinois pour une écrasante majorité. Ce temple est assez remarquable. C'est le plus ancien. Il n'a jamais été détruit.
Le lieu est de toute beauté et situé stratégiquement à l’embouchure de la Nam Khan avec le Mékong, en pointe de la péninsule.
On y trouve un bâtiment recouvert d’une magnifique mosaïque représentant l’arbre de vie, ainsi qu’un bâtiment abritant le char funéraire doré gardé par 2 Nagas.
Se balader dans la ville c'est passer dans des rues bordées de belles maisons aux styles variés. Aujourd’hui , la vieille ville de Luang Prabang compte de nombreuses maisons traditionnelles Lao sur pilotis qui côtoient non seulement des villas coloniales uniques mais également des boutiques d’inspiration chinoise.
Nous réservons un tour pour le lendemain avant de nous installer sur la terrasse d'une boulangerie française pour y dévorer ( et le mot n'est pas trop fort) de la baguette croustillante garnie de saucisson et de Comté. Quel régal! A 12h 30 nous avons rdv à la boutique Ock pop tok où un tuktuk doit nous prendre en charge pour nous conduire à leur centre de fabrication. C'est un très bel endroit au bord du Mékong. On y trouve entre autres un restaurant, une boutique et des ateliers de tissage et de fabrication de produits artisanaux de qualité.
Mais on peut aussi participer à un atelier de confection de batik ou de tissage. Trois heures bien remplies pour fabriquer un objet sous la conduite de professionnels. J'ai testé le tissage et ce n'est vraiment pas évident.
Mais avec beaucoup d'aide j'ai réussi à faire une grande partie de l'ouvrage. Une belle expérience partagée avec M. beaucoup plus douée et rapide que moi. Pendant ce temps son frère et sa maman ont réalisé un batik. Un travail de précision pour réaliser le dessin en cire fondue avec un outil appelé canting . Puis ils ont plongé le tissu plusieurs fois dans une teinture (ici de l'indigo) ; la cire résiste à la couleur, protégeant le tissu en dessous, et est retirée à la fin par ébullition , révélant le dessin. Le tissu est aussi trempé dans une bassine contenant un produit qui fixe la couleur. Ensuite ils ont fait sécher le batik à l'ombre.
Retour à l'hôtel et repas au restaurant Popolo avec pour le bonheur de tous salade et pizza.
Et puis le marché de nuit où il n'y a rien d'artisanal et où l'on retrouve les mêmes produits d'un stand à l'autre.

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