pays visités par année

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vendredi 10 juillet 2020

Gorges de Trevans 07 2020


++++PHOTOS
👍Samedi 4juillet
Le temps de faire quelques préparatifs et on s'échappe enfin. Trois semaines de maçons et de peintres ça use!
Direction..au gré du vent. 
Le plateau de Valensole pour commencer. Une petite halte photos au château des Castellane( XV-XVI) à Allemagne en Provence. De l'extérieur, le plus remarquable ce sont les fenêtres à meneaux. Autre halte à Riez. On aime les deux portes fortifiées, le bassin arrondi, les colonnes vestiges du temple d'Apollon. On sourit du trait d'humour des aborigènes de Riez qui se signalent par une pancarte sur le mur d'une maison du vieux quartier. 
Sur le plateau on ne résiste pas au bleu des champs de lavande(en réalité du lavandin)  et à leur coté photogénique. On n'est pas les seuls. Mais cette année il n'y a pas les hordes de touristes asiatiques, et chinois en particulier, dont c'est une des étapes principales du voyage en Provence. Trop tard pour le jaune des immortelles qui ont déjà été coupées. Essence d'immortelle qui rivalise avec l'essence de lavande et qui est mise en avant dans les produits de la marque L'Occitane.
Notre route s'arrête sur le parking des gorges de Trevans. On trouve une place de rêve à coté d'une grande table pique-nique. C'est notre "camping du jour". Quiétude garantie...cigales et glouglou de la rivière. Il y a pire!
Super nuit.
Au programme de ce dimanche rando dans les gorges de Trevans. Il y a plusieurs sentiers. Pour monter on prend celui du milieu qui grimpe en lacets en nous offrant de magnifiques points de vue sur les gorges et les å pics. Sur le retour on passe par le village abandonné de Valbonnette dont il reste encore le four communal. Impossible de monter à la chapelle dont on aperçoit les murs en ruine...trop dangereux. Sur le sentier bien aménagé des ponts nous permettent de franchir des petits torrents bouillonnants. C'est dimanche, il y a des randonneurs, mais rien d'excessif. 
Peu avant l'arrivée au parking nous faisons une halte au coin"plage". La baignade est vivifiante. L'eau ne doit pas dépasser les 18 ou 19 °. Nous bavardons avec un couple très sympa. C'est l'heure de rentrer au CC pour déjeuner. Verdict 10km et 600m de dénivelé. Très agréable rando ***.
Pique-nique, sieste et on bouge. 
Direction Digne-les-bains. Ville déserte, c'est dimanche, et chaude. C'est juste le temps de faire provision de pain et de déguster une glace. 
On reprend la route D900A. On passe devant le mur d'ammonites..toujours aussi impressionnant, le départ du sentier qui permet d'aller voir l'ichtyosaure et on continue jusqu'aux clues de Barles en longeant le Bès où il y a pas mal d'eau. C'est beau et bien vert. On trouve un coin sympa au bord de la route qui est coupées deux ou trois cent mètres plus haut. La nuit devrait être tranquille.

dimanche 1 mars 2020

Notre circuit en Ethiopie du 14/1 au 17/2/2020



jour date Route Activité Nuit à Hébergements
Lundi 13/01 Départ France 12h

Addis
CARAVAN HOTEL
Mike Leyland St, Addis Ababa 0132, Éthiopie
+251 11 661 2297
mardi 14/01 arrivée à Addis 0h55 h du matin Repos et visite du Musée archéologique
Bishoftu
DREAMLAND hôtel
belle vue sur le lac
Très bien
mercredi
15/01
Addis
Matinée à Bishoftu
balade au bord du lac Hora
après-midi à Addis et musée ethnologique
Addis
CARAVAN HOTEL
Très bien


jeudi 16/01 Addis - Debre Markos
route
Gorges du Nil bleu
Debre Markos
LBS
passable-bruyant
vendredi 17/01 Debre Markos-Bahar Dar
Route chutes du Nil Bleu
chutes
Bahar Dar
JACARANDA
Bahir Dar
+251 58 220 9899
Très bien
samedi
18/01
Bahar Dar



Journée repos
visite d'une fabrique de barques en papyrus.
Village de huttes des étudiants en théologie
Bahar Dar
JACARANDA

dimanche
19/01
Bahar Dar - Gondar
Gondar, procession vers le pavillon et les bains de Fasilades


Gondar
IN FOUR SISTERS
Très bien
Lundi
20/01 Gondar
Timkat
Début de matinée Timkat aux bains de Fasilades
Visite du château et de l'église Debre Berhan Sélassié
Gondar
IN FOUR SISTERS
mardi
21/01
Gondar -Debark
Sur la route dans les villages cérémonies autour des églises ST Michel
Fin du Timkat à Debark et retour de l'arche d'alliance vers l'église St Michel.
Réservation d'un guide et d'un scout au bureau des guides pour le parc Simien
Debark
TESHAY
Bien
mercredi 22/01 Debark -parc Simien Balade dans parc Simien en suivant la ligne de crête ; départ du chemin un peu plus loin que le lodge. Debark TESHAY
Jeudi 23/01 Debark - Aksoum La route-piste et ses magnifiques paysages. Aksoum
YARED ZEMA
Bien
un peu vieillot
vendredi 24/01 Aksoum
Visite ville, tombeaux, stèle, enceinte royale
ensemble de Sainte Marie de Sion, musée poussiéreux mais riche, champ des stèles nord, palais reine de Saba. Le bassin de la reine de Saba, la pierre du roi Ezana..
Le monastère Pantalewon pour la vue.
Aksoum YARED ZEMA
samedi
25/01
Aksoum- Hawsen
Site de Yeha
grand marché hebdomadaire de Abi Adi.
Arrivée à Hawsem en fin d'après-midi avec soleil couchant.
Hawsem
VISION
Simple de type motel

dimanche
26/01
Hawsem -Wukro
Visite églises rupestres de Maryam Korkor, Daniel Korkor puis Maryam Papasetti.
Wukro
WUKRO LODGE
bien
lundi
27/01
Wukro
Visite des églises rupestres de Medhane Alem Kesho, Mikael Melhaizengi, puis Petros et Paulos .
Musée de Wukro
Eglise Wukro Cherkos
Wukro
WUKRO LODGE
mardi 28/01 Wukro Ahmed Ela – lac Asale – Ahmed Ela 
coucher de soleil sur le lac Asale,
Ahmed Ela
CAMPEMENTrudimentaire
environnement très sale
pas de coin dédié aux toilettes
très limite

mercredi
29/01
Ahmed Ela-Dallol Mekele
départ de bonne heure pour la dépression du Dallol, au retour passage par les pyramides de sel, le petit bain à cçoté de la « mère du sel » arrêt au lac Asale pour voir l’extraction du sel et le chargement des dromadaires.
Mekele
YOHANNES 4th
Bien
jeudi
30/01
Mekele-SeKota
Route dans massif du Tigrai. Rivière Tekaza et ses baobabs
Sekota maisons noires et rondes
Sekota
ABERA Pas terrible mais c'est le seul
vendredi 31/01 Sekota – Lalibela via balbila
Suite route massif du Tigrai
bilbala (30km de lalibela) monastère Yemrehanna Kristos


Lalibela
HARBE
très bien
samedi 01/02 Lalibela Visites des églises, bieta Ghiorghis, groupe nord ouest, groupe sud est . Lalibela
HARBE
très bien
Dimanche
02/02
Lalibela-Dessié
Visite église Genata Maryam,
Beaux paysages et lac Hyke
Dessié
GOLDEN GATE
très bien
lundi 03/02
Dessié-Bati- Awash
Marché de Bati (lundi)
Route
Awash
GENET
Bien
mardi
04/02
Awash
Visite parc Awash
Awash
GENET
Bien
mercredi
05/02
Awash- Ziway-Hawasa La route
Awasa
GODOLYAS
A EVITER
Hygiène des draps
jeudi
06/02
Hawasa- Halaba-Arba Minch
Matin village des pécheurs de Hawasa. Maisons peintes d'Halaba. Marché hebdomadaire de Dorzé
Arba Minch
MORA LODGE
T.Bien
belle vue sur les lacs
vendredi
07/02
Arba Minch-Konso
Musée de Konso. Canyon New York près de Gesergio et visite village Konso (Machekie)
Konso
KANTA LODGE
Très bien
samedi
08/02
Konso- Dimeka-Turmi
Marché hebdomadaire de Dimeka et tribu Hamar Turmi
EMERALD LODGE
Très bien
dimanche 09/02 Turmi
Tribu Dassanetch à Omorate, au bord du fleuve Omo
Saut de taureau dans un village Hamar près de Turmi
Turmi
EMERALD LODGE
Très bien
lundi 10/02 Turmi
Tribu Karo au village de Korcho au bord de l'Omo.
Marché de Turmi avec les tribus Hamar
Turmi
EMERALD LODGE

mardi 11/02 Turmi- Albuda-Jinka Marché d'Albuda avec la tribu Banna. Musée de Jinka Jinka
JINKA RESORT
Bien
Mercredi 12/02 Jinka-Mago park-Jinka
Mago park et tribu Mursi (négresses à plateau)
Visite d'un village Ari (tribu majoritaire) à proximité de Jinka dont certaines maisons sont peintes


JINKA RESORT
Bien
jeudi 13/02 Jinka-Key Afer-Arba Minch
Marché de Key Afer : tribu banna


Arba Minch
MORA LODGE
vendredi 14/02 Arba minch-Sodo
Balade sur le lac Chamo fumisterie !
Balade en pays Dorze
Sodo
LEWI RESORT
T.bien
samedi 15/02 Sodo-Ziway
Souces chaudes de Wondo Genet
Parc national d'Abijatta-Shalla
Ziway
SABANA LODGE
T.T.Bien
dimanche
16/02
Ziway-Addis
Par Butajra stéles de Thya (fermées pour restauration)
Aéroport vers 23h départ à 1h50
Addis

lundi 17/02 Addis-Marseille 11h marseille

samedi 15 février 2020

de Sodo à Sabana lodge



++++PHOTOS
Samedi 15 février de Sodo au Sabana lodge
Nous partons vers 8h car la route est bonne. Nous l'avons déjà faite à l'aller. Au dėbut la végétation est luxuriante. Sur le bord de la route on peu acheter des bananes, des mangues, des avocats. Puis nous arrivons dans la plaine du grand rift où nous retrouvons les acacias et la savane. Autour d' Halaba c'est la culture du piment qui domine. Impossible aussi de ne pas avoir envie de photographier les huttes peintes.
L'arrivée à Shashemene est impressionnante. C'est jour de marché et il faut slalomer entre les charrettes, les piétons et les tuctucs. Un défi de taille pour le chauffeur.
Tafari nous propose d'aller déjeuner près des sources chaudes de wondo genet. Le complexe hôtelier est propriété d'état. Il a dû être construit dans les années 60 à l'époque où l'empereur Hailé Selassié aimait s'y rendre. Le coin est magnifique sous les immenses eucalyptus et au milieu des fleurs. Mais depuis il s'est beaucoup décrépi. Une piscine est alimentée par la source chaude. Il y a un monde fou...c'est samedi.
Après ce petit intermède ombragé et fleuri nous repartons en direction du nord, vers Ziway.
Nous nous arrêtons dans le parc national de Abijatta-Shalla-Chala. Une garde nous prend en charge et nous partons à pied derrière elle. Il y a une grande quantité d'étourneaux superbes avec leur pelage bleu métallisé et leur ventre orange. Ce qui est fantastique c'est que nous nous baladons au milieu des autruches, des gazelles, des phacochères. Ces derniers sont un peu sur la défensive. Mais pour les autres pas de problème. Quelques perroquets viennent nous narguer. Nous prenons la voiture pour aller jusqu'au bord du lac Abiata où s'ébattent des flamands roses. Il y a une source chaude, bouillante même. Dans ce parc comme dans plusieurs autres en Ethiopie les habitants ont profité d'un certain laxisme des autorités pour s'installer à l'intérieur du parc et y faire paitre leurs troupeaux. Les gardes ne sont pas assez nombreux pour tout contrôler et en particulier pour éviter la destruction des acacias qui finissent en bois de chauffe ou en charbon de bois.
Plein les mirettes!

vendredi 14 février 2020

de Arba Minch à Sodo 14 02 2020



++++PHOTOS
Vendredi 14 février : de Arba Minch à Sodo
Balade sur le lac Chamo: une vaste fumisterie. Comme d'habitude il faut s'inscrire au bureau des guides de la ville. On récupère le Capitaine du bateau avec son jerrycan qui empeste la voiture. Heureusement qu'il n'y a qu'une dizaine de km jusqu'à l'embarcadère. Equipés de gilets  de sauvetage qui ont vu des jours meilleurs on grimpe sur un bateau à moteur. Il y a déjà plusieurs groupes de touristes. Nous naviguons tous en direction de la langue de terre qui sépare le lac Chamo du lac Abaya et qui correspond au parc Nech Sar. Heureusement que le capitaine du bateau nous passe une bâche parce qu'en avançant nous recevons des paquets d'eau. Nous allons jusqu'à un semblant de plage où nous apercevons trois crocodiles. Au retour nous verrons trois marabout, deux pélicans et un martin pécheurs. Lorsque je demande au capitaine où sont les hippopotames il me regarde avec un petit sourire avant de me dire qu'il n y en a pas. Je fais une telle tête qu'au lieu de rentrer directement il propose de faire un petit tour un peu plus loin que l'embarcadère au milieu des roseaux pour essayer de repérer un hippo. Je n'y crois pas du tout, mais un pêcheur qui rentre avec sa barque nous fait signe. Le Capitaine approche le bateau et coupe le moteur. Soudain, un hippo qui sort ses deux oreilles. C'est vraiment bref. Les touristes rentrés avant nous n'ont rien vu et ne sont pas contents. Pas le temps de trainer, il faut rentrer car d'autres touristes attendent. Il faut laisser la place. C'est vraiment de l'arnaque. C'est cher et il n'y a rien à voir.
Nous allons jusqu'à l'hôtel Paradise pour récupérer deux sandwichs puis nous partons en direction du pays Dorze. Nous y étions passé rapidement à l'aller, un jour de marché. Il faut une heure par une piste souvent défoncée pour atteindre le village de Dorzé. Une fois de plus il faut se rendre au bureau des guides du village car nous devons être accompagnés par un guide. Notre chauffeur a choisi un copain qui en même temps fait du business. C'était déjà lui que nous avions la première fois et je ne sens pas bien les choses.  Nous avons demandé à balader dans le village. Notre guide nous conduit sur un chemin sympa qui me permet de photographier les maisons traditionnelles authentiques utilisées par les habitants. Les maisons sont cachées sous les arbres et je me glisse à travers les portes des palissades pour arriver à faire des photos. Il y a souvent personne car les gens sont aux champs. Entre les maisons des espaces gazonnés. Nous voulons nous arrêter pour manger. Mais non, pas possible. Du coup nous avons une discussion animée avec le guide qui nous dit que nous ne pouvons pas manger par terre, question de culture.......nous n'y comprenons pas grand chose mais nous finissons par le suivre jusqu'au Dorze lodge où il a décidé que nous devions pique niquer. On a une très belle vue sur la vallée. Nous revenons vers la route par un joli chemin et nous retrouvons notre chauffeur devant la maison " type" traditionnelle où ont lieu les démonstrations sur la vie en pays Dorzé. Nous expliquons au chauffeur que nous avons besoin d'un peu de liberté et que nous souhaitons marcher à pied pendant une bonne heure. Aussitôt dit aussitôt fait et nous suivons la piste à la descente sous le regard surpris des autochtones. La nécessité de prendre un guide en toute occasion est un peu pesante.

jeudi 13 février 2020

de Jinka à Arba Minch13 02 2020



++++PHOTOS
Jeudi 13 février de Jinka à Arba Minch: le retour
Départ vers 8h en direction de Key Afer. A une dizaine de km de Jinka dans le village de Kako, nous prenons en direction de Koïbi.  La piste est belle, large et le paysage de campagne qui longe la montagne est agréable et donne envie de se balader. C'est ce que nous faisons dans le premier village sous le regard surpris des habitants. Nous sommes dans la zone de l'ethnie Ari. Les habitations sont un mélange de modernité et de tradition. A côté des cases en pisé peintes avec des couleurs ocres et parfois des motifs, se trouvent des habitations normales mais souvent peintes avec des couleurs éclatantes. On y trouve aussi des motifs géométriques. Le tour des maison, la cour sont soignés. Les greniers à grain sont de forme circulaire. Les gens sont un peu surpris de nous voir photographier leur maison mais nous font bon accueil.
Nous faisons demi tour et reprenons la route en direction de Key Afer. où se déroule le grand marché du jeudi. Nous y arrivons tôt, vers 10h et les gens commencent juste à arriver. Comme ils font des km à pied depuis leur village il faut du temps et le marché battra son plein vers midi. Nous nous arrêtons au stand du tabac. Il y a beaucoup de monde. Le tabac est vendu en fagots. Les prix ont l'air de se discuter âprement. Il y a essentiellement des hommes de la tribu Banna, celle qui occupe le secteur de Key Afer et qu'on a déjà vu sur le marché d'Albuda. C'est aussi les hommes qui semblent gérer la vente et l'achat du miel qui servira à la fabrication de l'hydromel. Les femmes sont aussi très présentes mais dans d'autres secteurs. Beaucoup d'entre elles arrivent avec sur la tête une calebasse multi-usage, chapeau pour les déplacements mais aussi unité de mesure et récipient pour les transactions commerciales.
Nous reprenons la route en direction de Weito. Dans la dépression de Weito, autour du fleuve,  vaste étendue très chaude où sont cultivés céréales et coton nous avons la mauvaise surprise de nous retrouver dans un nuage de criquets pèlerins. Gros criquets jaunes. Nous sommes obligés de fermer les fenêtres car ils pénètrent partout. Le sol est recouvert d'une couche jaune. Ils sont en train de dévaster les champs de maïs. Des articles de journaux que j'ai lu la veille parlent d'une catastrophe environnementale et alimentaire. Quel malheur pour tous ces gens et leur cheptel! Les pays voisins Érythrée, Somalie, Kenya sont aussi touchés et les observateurs craignent une plus grande propagation encore. A Weito nous faisons la pause repas.
Nous nous dirigeons vers le pays Konso du nom de la tribu qui l'occupe et qui est spécialisée dans les cultures en terrasse. Partout les paysans labourent. Ils profitent que la terre soit souple après la pluie de la nuit. Les nuages menacent depuis un moment et finalement nous nous retrouvons sous une pluie torrentielle un peu avant la ville de Konso. Il nous faudra encore deux heures pour arriver à Arba Minch. Piste, asphalte, chantier, troupeaux.....la vitesse moyenne ne dépasse pas les 40km/ heure et c'est une vigilance de tous les instants et une grande maîtrise qui sont nécessaires à notre chauffeur.
Une belle journée mais un peu fatigante

mercredi 12 février 2020

Jinka 12 02 2020



++++PHOTOS

Mercredi 12 février : village Mursi
Départ de Jinka à 7h. Notre chauffeur aime être le premier sur les lieux de visite ..et nous aussi, ça tombe bien. Comme d'habitude il faut prendre un guide au bureau des guides à Jinka. Ensuite c'est la piste qui traverse le parc de Mago. Cette piste n'est pas en très bon état. Il faut dire qu'elle est fréquentée par les gros camions qui vont jusqu'à la fabrique de sucre qui se trouve dans la vallée de l'Omo, derrière les collines occupées par les Mursi.  Cette fabrique, qui emploie des éthiopiens, est gérée, comme beaucoup d'autres usines, par des chinois. Le parc national de Mago, du nom de la rivière qui le traverse, est formé de collines à la végétation luxuriante. La fréquentation intensive de la route fait qu'on y observe de moins en moins d'animaux. En passant tôt le matin nous avons la chance de voir des pintades, des perdrix, des dick dicks, des babouins et quelques autres oiseaux. Finis les éléphants, les zèbres et autres gros mammifères. Même les populations Mursi ont été repoussées sur les collines plus sèches â l'ouest du parc.  A la sortie du parc nous prenons un scout armé avec nous. Nous entrons dans le territoire des Mursi. Sur le bord de la route, des jeunes gens tous nus ( la nudité est normale chez les hommes Mursi) mais couverts de peintures blanches ( type costume squelette d'halowen) essaient d'attirer notre attention pour que nous prenions des photos contre de l'argent. Pour ce premier groupe il s'agit seulement de confier un téléphone portable au chauffeur pour qu'il le mette à charger sur la batterie et le rende au retour. Sur le bord de la route même tentative de la part d'autres jeunes gens. Chez les Mursi les peintures dur le corps ne se font pas au quotidien mais appartiennent à des rituels de fête. Au jour d'aujourd'hui pour rencontrer des Mursi il faut se rendre dans un village en étant accompagnés. Il faut donc payer guide, scout, entrée du parc et visite du village. Il faut rajouter 200 birrs par appareil photo. Cela donne normalement le droit de prendre toutes les photos que l'on veut. Mais parfois c'est plus nuancé et il faut payer en plus pour une photo individuelle. Alors évidemment la question qui se pose toujours est de savoir si l'on doit jouer le jeu et entretenir ce système. Le principe du paiement global pour l'ensemble des photos évite les jalousies et rend l'atmosphère plus sereine même si par ci  par là quelques personnes tentent d'obtenir un avantage...savon, tee-shirt, stylo. Sur le principe des villages touristiques il y a aussi beaucoup de points de vue. Mais avec le modernisme et tous ses corollaires si l'on ne rend pas attractif le fait de rester dans un village touristique en y maintenant les traditions celles ci vont disparaître. C'est déjà en partie le cas pour le disque labial porté par les femmes Mursi ainsi que les gros anneaux d'oreilles. En matière d'avis sur les habitudes culturelles je veux me garder de tout jugement. J'observe.
Le village que nous visitons est un parmi d'autres. Les cases en paille sont petites avec une entrée fermée par une porte. Les gens vivent beaucoup dehors assis sur le sol. Lorsque nous arrivons il n'y a que des femmes, des gens âgés, des enfants et quelques jeunes gens en plus du chef du village. Les hommes sont partis tôt le matin avec les troupeaux car l'élevage est la principale activité de ce peuple. On se balade entre les habitations, on prend des photos. Ça fait un peu voyeur...oui peut-être mais c'est le jeu. Les femmes s'adonnent à leurs occupations, la cuisine, la toilette des bébés, le tri des légumes mais aussi pour beaucoup la fabrication de disques labiaux et de petites statuettes de taureaux en argile décorés qu'elles vont essayer de vendre aux touristes. Que dire des Mursi. Ils sont assez foncés, plutôt grands et beaux. Hommes et femmes portent des cheveux courts. Les corps sont couverts de scarifications. Des scarifications au couteau dont ils sont fiers car signe de beauté pour les femmes et de bravoure pour les hommes. De moins en moins de femmes portent des disques labiaux. Autrefois vers l'âge de quinze ans, mais cela reste approximatif car chez les Mursi comme dans la plupart des tribus on ne repère pas les âges, une fente était pratiquée sous la lèvre inférieure tandis que l'on arrachait les quatre dents de devant de la mâchoire inférieure. Ensuite on insérait des disques d'argile de plus en plus gros. Pour les disques dans les oreilles c'est vers l'âge de cinq ans qu'était effectué le premier trou. Si les scarifications semblent encore d'actualité, les disques labiaux ne sont plus portés par les nouvelles génération. Une jeune fille demande à ce que je la photographie et me montre avec fierté ses "tatouages" sur la poitrine. Il y a une recherche esthétique et une bonne technicité dans les motifs des scarifications.
Comme chaque fois que nous effectuons ce type de visite nous sommes perturbés. Nous ne sommes jamais très à l'aise même si les choses semblent claires. En même temps nous sommes fascinés.
Retour à la civilisation à Jinka. Beaucoup de motos, beaucoup de bruit. Des guides incompétents. Celui du matin a dormi tout le trajet en voiture soit 1h30 et n'est pas venu au rdv de l'après-midi. Celui qui l'a remplacé pour nous faire découvrir un village Ari  n'a pas arrêté de mâcher du kat et de fumer. Incapable d'assumer son rôle il a dû à deux reprises s'adjoindre les services de gamins pour nous accompagner.
Bon, enfin, bref. Nous avons fini après quelques péripéties à visiter un village de la tribu Ari dont la capitale est Jinka. C'est la tribu la plus importante en nombre. Les habitations traditionnelles, rondes ou carrées sont recouvertes de pisé et peintes avec de l'argile dans des tons de ocre, souvent en deux tons et parfois en plus avec des dessins géométriques. Il y a la maison principale, le grenier à grain, la petite case perchoir pour les poulets. Dans le village que nous visitons, caché sous les palmiers, les manguiers, les caféiers et autres arbres, la cour des maisons est très propre et décorée de petites plates bandes. Les habitants sont sympathiques et accueillants.
Encore une journée riche en découvertes.