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samedi 24 février 2018

CHILI 24 février Valparaiso


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Ce matin nous "décollons" vers 9h30 et nous sommes quasiment seuls dans les rues. Nous montons jusqu'à l'avenida Alemaña qui serpente à plat le long des collines. La vue est agréable et nous arrivons tranquillement jusqu'à " la Sebastiana" une maison- musée ayant appartenu à Pablo Neruda. L'entrée est un peu chère alors nous nous contentons de balader dans le jardin qui offre une vue dominante sur la ville. Ce n'est pas aussi impressionnant que la maison d'Isla Negra. Ensuite nous descendons vers l'avenida Argentina où se tient un marché aux fruits et légumes et aux puces. Ce n'est pas très loin du marché central où nous nous rendons ensuite. Le Batiment métallique a été construit par Gustave Eiffel. Au deuxième étage on y trouve des restaurants . C'est Copieux et pas cher.
En sortant du marché nous prenons la direction de Viña del Mar par la cote en suivant la plage sur une promenade aménagée. Peu de monde à la plage et personne dans l'eau qui est à 13° et envahie par les méduses. En chemin nous rencontrons deux jeunes françaises qui ont fait le tour avec nous la veille. Nous papotons un petit moment. La promenade suit la ligne de train-métro au niveau de l'arrêt Portales il y a du monde; des familles sur la plage, des gens dans les restaurants et chez les poissonniers de la criée aux poissons. Comme souvent on peu déguster des ceviche mariscos. Nus sommes à la limite entre la commune de Valparaiso et celle de Viña del mar. Nous rentrons en métro jusqu'au bout de la ligne "puerte". Puis nous prolongeons à pied jusqu'à l'ascenseur le plus ancien qui grimpe jusqu'au musée de la marine. Nous en avons plein les bottes et nous décidons de rentrer ce qui nous prend encore un bon moment.Tout au long de la journée nous avons eu de beaux points de vue sur les différentes parties de la ville et découvert de nombreuses peinture murales.

CHILI 23 février de San Pedro à Valparaiso


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Nous sommes des lève- tôt par rapport à la moyenne des chiliens. Ce matin nous avons décidé d'aller à Quintay, un village de pêcheurs qui se trouve à une quarantaine de km au sud de Valparaiso. C'est dans ce village qu'en 1943 a été aménagé le plus grand port baleinier de la côte. En moyenne 20 baleines étaient tuées et traitées chaque jour. Un beau massacre qui a duré jusque dans les années 1960. Aujourd'hui une partie de l'usine est utilisée comme laboratoire scientifique et l'autre partie est transformée en musée. Une exposition de textes et de dessins rappelle les mythes et  les histoires autour de la baleine. Dans une autre salle un film montre la capture d'une baleine par un baleinier. Des photos en noir et blanc (heureusement)  réalisée en 1953 par un photographe professionnel montrent la vie de l'usine et le travail des ouvriers. Cette usine faisait vivre entre 700 et 1000 personnes. Le travail était dur mais bien rémunéré. Il y a pas mal de touristes qui viennent visiter le musée et manger du poisson frais rapporté par les pécheurs du village.
Retour à Valparaiso pour suivre la visite guidée de la vieille ville proposée par le groupe Valp' otop. Rendez vous à 15h30 au pied du monument central de la place Sotto Mayor. Ce groupe fondé par un franco chilien propose des visites en français. A la fin du tour on donne ce que l'on veut en fonction de son degré de satisfaction. Le tour dure 3h et la coutume est de donner environ 5000$ch par personne.C'est une jeune femme française qui est notre guide. Elle nous fait d'abord un rappel historique sur la fondation de la ville de Valparaiso au XVIe siècle, son développement au moment de la ruée vers l'or en Amerique du nord Valparaiso était une halte pour les bateaux qui partaient de l'est de l'Amérique, croisaient le cap Horn et remontaient à l'ouest) puis son déclin avec l'ouverture du canal de panama. Longtemps premier port du Chili elle occupe aujourd'hui le troisième rang. La marine nationale chilienne occupe une place prépondérante dans la ville et le port. C'est la marine qui est à l'origine, àValparaiso ,du coup d'état de 1973 qui a propulsé le général Pinochet au pouvoir ouvrant la voie à 17 ans de dictature. Les états unis qui après l'accession au pouvoir de Savator Alliende avaient perdu une grande partie de leurs avantages au Chili ont largement contribué à ce coup d’état.
La ville de Valparaiso est construite sur de petites collines, des cerro. Il y en a une quarantaine. Toute la partie basse de la ville a été gagnée sur la mer. Les maisons étaient construites en bois et adobe. Pour éviter la dégradation des murs certains habitants ont eu l'idée de les recouvrir avec des tôles ondulées qui servaient de séparateur dans les cales de bateau. Ils ont résolu le problème de la rouille  en peignant les tôles avec les restes des peintures qui servaient à peindre les coques des bateaux. Ceci explique le pachwork de couleur des maisons sur les collines. Des "ascenseurs" permettent de passer de la ville basse à certains niveaux des cerro. Si la ville a perdu de son importance maritime elle a gagné au niveau culturel et artistique. On y trouve beaucoup de peintres et le street art en est une spécialité. Une balade dans les rues touristiques permet d'admirer un grand nombre de fresques murales. Certaines sont des commandes, mais beaucoup ont été réalisé spontanément par les artistes. La balade, historique et artistique est très agréable. Elle permet aussi de passer devant les deux eglises protestantes fondées par des immigrants anglais. Une énorme maison, commandée par un riche italien, rachetée par un croate est aujourd'hui propriété de l'état et musée des beaux arts. Deux petits quartiers sont aujourd'hui inscrits au patrimoine mondial de l'unesco. C'est peu.
Aujourd'hui l'économie du pays est ultra libérale. La différence entre les riches, peu nombreux et les autres est très importante. Le salaire minimum est de 450€ par mois et les gens doivent faire plusieurs boulots pour s'en sortir. L'éducation est très chère. Les écoles publiques ne sont pas à la hauteur. Les universités , en rapport au SMIC, sont les plus chères au monde. Pour se soigner il faut de l'argent car les hôpitaux public sont mal entretenus et le personnel n'est pas à la hauteur. Les pompiers sont tous des volontaires et appartiennent à des compagnies différentes qui ont été fondées par des immigrés lorsqu'ils sont arrivés au Chili. C'est ainsi qu'à Valparaiso on compte deux compagnies françaises. Au départ ces groupes jouait aussi un rôle social d'accueil des nouveaux immigrés, intégration, recherche de travail...Aujourd'hui elle ne compte que des chiliens et vivent de la générosité des habitants et des opérations comme les lotos, les kermesses. Mais chaque compagnie respecte mes tradition du pays. Ainsi les " français" chantent la Marseillaise et fêtent le 14 juillet. Les autoroutes sont privatisées et les pompiers devaient payer le passage même lors d'intervention jusqu'au jour où une compagnie a refusé de payer et a forcé le passage. Sous la pression de la population, et après un an et demi de discussions, il est enfin admis que les pompiers en intervention ne payent pas les péages. Vive l'ultra libéralisme!

vendredi 23 février 2018

CHILI 22 février de San Pedro d'Atacama à Valparaiso







Avion + bus et nous voici à Valparaiso. Il fait chaud mais avec un peu d'air ...on est sur l'océan pacifique. Nous allons loger dans le centre touristique de Valparaiso, le Cerro concepcion. Nous posons nos bagages et nous allons faire un tour dans le quartier de l'hôtel. Ça grimpe. Les maisons sont colorées et couvertes de graffitis. En haut du cerro nombreux points de vue sur la baie de Valparaiso et les autres cerro. Plusieurs  "ascenseurs" permettent  de descendre au bas du Cerro vers le port qui occupe tout le bord de mer au niveau du centre ville. Il semble que pour trouver des plages il faille aller au nord vers Viña del Mar ou au sud vers Quintay.. Il y a beaucoup de jeune touristes. La ville est bruyante, nous avons perdu l'habitude. Le propriétaire de l'hostal, un français nous donne des idées de balades pour les trois jours à venir. Demain sera un autre jour.

mercredi 21 février 2018

CHILI 21 février Salar de Tara



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Les guides et les blogs déconseillant (à tort à notre avis après retour) de faire l'excursion en individuel nous avons choisi de prendre un circuit avec l'agence Flamingo. Pourquoi cette agence? Simplement parce que les personnes qui la gèrent parlent français et qu'ils proposent des tours en français. Donc ce matin rdv à 8h à notre hôtel. Le matin l'agence récupère tous les clients à leur hôtel. Notre guide est français et vit à San Pedro. Notre groupe de 13 est mixte français, chiliens et argentins. Nous prenons la direction de Paso Jama, poste frontière avec l'argentine. Nous nous arrêtons très rapidement, comme d'autres bus d'agence, en face du volcan Licancabur et de son cône parfait pour prendre le petit déjeuner. Cette fois c'est le départ. Sur le bord de la toute nous voyons des lamas. Les mâles ont un pompon sur le poitrail et les femelles au bout des oreilles. Les lamas sont des animaux domestiques élevés pour leur laine. Ils descendent des guanaco qui eux sont sauvages. Plus tard et un peu plus haut en altitude nous apercevonsl des vigognes et quelques petits âgés d'environ un an. Les nouvelles naissances auront lieu en mars-avril. On trouve des vigognes dans les salars car ces mammifères supportent de boire de l'eau salée. Les vigognes sont des animaux sauvages protégés. Elles ont longtemps été chassées pour leur laine. Lamas et vigognes se nourrissent des touffes jaunes de l'herbe appelée paja brava. Quant aux vigognes que l'on voit aussi dans des zones pierreuses qui semblent dépourvues de végétation elles se nourrissent de petites plantes rabougries à peine visibles appelées flor de puna. Le guide aperçoit un renard sur le bas côté. Le chauffeur arrête le véhicule et le renard s'approche...conséquence néfaste du fait que certains guides permettent aux touristes de nourrir les animaux. Nous arrivons  à l'entrée du parc qui se trouve dans une immense caldera, vaste dépression qui résulte d'une éruption volcanique qui a eu lieu il y a 5 millions d'année. A l'entrée du parc quelques blocs rocheux très découpés , les Monjes de la Pacana.qui seraient des bombes volcaniques provenant d'un volcan bolivien. L'un de ces rochers est surnommé " l'indien" à cause de sa forme. Dans cette zone les archéologues ont retrouvé des traces humaines, ossements, obsidiennes taillées.
C'étaient des populations nomades dont la préoccupation essentielle était la nourriture. Ce sont ces populations qui plus tard se sont installées dans la vallée de San Pedro. Nous roulons maintenant dans la caldera en direction d'un mirador situé au dessus de la lagune du salar de Tara. Pas de piste tracée mais JC constate que le chauffeur suit les pistes qu'indique le GPS. Tout à coup le chauffeur s'arrête car une voiture le suit. Il semble que ce soient des individuels qui par crainte de se perdre collent le véhicule de l'agence. Le chauffeur attend un moment. Le guide nous explique que si le chauffeur de la voiture descend et vient demander à suivre il n'y aura pas de problème. Evidemment contre une petite propiña. Comme ce n'est pas le cas le chauffeur fait demi tour et part dans une autre direction pour semer son suiveur...qui arrivera au mirador quelques minutes après nous. D'énormes rochers découpés, les Catedrales de Tara dominent le salar. Nous découvrons la lagune en contrebas. Les pluies des dernières semaines ont dilué le sel si bien que le pourtour est assez vert. C'est très beau et je me rends compte une fois de plus que les photos ne sont pas à la hauteur de l'oeil humain. Nous descendons vers la lagune à pied par un sentier bien délimité qui permet aussi une petite balade le long de la lagune. Beaucoup de flamands roses et d'autres oiseaux autour de ce point d'eau. Après un pique-nique sur le parking de la lagune nous repartons. En chemin nous nous arrêtons au bord d'une lagune où paissent des vigognes. Et puis c'est le retour. Une descente de 2000m d'altitude pour regagner San Pedro.

mardi 20 février 2018

CHILI 20 février les geysers de Tatio







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Départ à 4h45. C'est ce qui est conseillé dans le guide (routard) et par la plupart des agences dont les voitures sillonnent San Pedro tôt le matin. J'en profite pour dire que le Routard est bien documenté et bien actualisé sur ce coin du Chili. JC a programmé la route sur le GPS ce qui me permet de le guider. Il y a une centaine de km à faire sur une bonne piste interrompue par quelques petites déviations pour travaux. Le problème c'est qu'il n'y a aucune signalisation de bord et de milieu de route. La nuit est très noire et grâce au GPS je peux le guider et lui indiquer les courbes par anticipation. Il faut être attentif et conduire prudemment. Une voiture devant nous nous sert aussi de point de repère. La route grimpe pour atteindre l'altitude de 4400m environ. Après une heure trente de trajet nous arrivons au poste d'entrée.( 10 000$ch par personne). En voiture nous gagnons le parking qui se situe à deux km au milieu des geysers.
Mais pour l'instant il n'y a rien à voir car il fait nuit. Sauf que comme on est organisé et oui, on a prévu la Thermos d'eau chaude, le thé et les biscuits pour se faire un petit dej et se réchauffer. On est quand même à 4400m d'altitude et vu ma frilosité j'ai prévu les couches. Ca y est le soleil commence à monter derrière les volcans qui entourent la plaine aux geysers et l'on commence à distinguer les vapeurs. Comme tous les touristes qui sont venus ce matin nous commençons à circuler sur le chemin balisé entre les geysers . Cà crache, ça bouillonne, ça jaillit. Nous passons d'un endroit à l'autre. C'est vers 7h30 lorsque le soleil se lève vraiment et que la température chute que  l'activité est la plus importante. Pour certains geysers il y a un simple trou, pour d'autre un trou bouillonnant. La roche environnante est rouge. Les plantes en touffes qui composent la végétation sont blanchies par la gelée. Mais autour des geysers la terre prend des couleurs très nuancées de blanc, jaune, vert..C'est beau et surprenant. Et puis c'est notre première expérience de geysers.
Progressivement le soleil gagne du terrain et illumine tout le site tandis que les geysers perdent de leur force. Je ne vais pas entrer dans des explications sur l'origine et le fonctionnement des geysers il suffit de consulter une encyclopédie. Ce qui est sûr c'est que c'est au moment où la température extérieure est la plus froide qu'ils sont le plus actifs. Il y a même une piscine alimentée par de l'eau tiède où l'on peut se baigner. L'eau n'est pas très chaude et nous ne sommes pas tentés par l'expérience.  Décidément ce coin de désert nous apporte de magnifiques surprises. Plein les mirettes!!!' C'est tranquillement que nous redescendons vers San Pedro. Avec la lumière et le soleil nous découvrons la route . Les touffes d'herbe verte et jaune qui contrastent avec la terre rouge, les volcans et les sommets enneigés. Mais aussi des lagunes où s'ébattent des poules d'eau et où  vivent des flamands roses chiliens. Il y en a même plus qu'à la lagune de Chaxa où nous étions la veille. Et puis de temps en temps un canyon avec au fond, surprise de m'eau et de la végétation.  C'est là et autour que sont installées dans de petites maisons en pierres quelques familles qui semblent vivre très modestement et dont la vie ne doit pas être facile dans ce milieu hostile.
Retour à San Pedro à midi, repas, sieste et farniente...enfin presque car comme nous avons du wifi c'est l'occasion de mettre à jour le blog et de répondre aux mails. Dehors ça cogne!!
Finalement nous décidons d'aller voir la petite église de San Pedro. Toute simple avec ses murs bruns en pisé, son intérieur blanc et la belle charpente en bous rustique. Le musée archéologique est fermé. Dommage! Alors on prend la voiture pour aller au Pukara de Quitor et monter au mirador pour admirer la vue. Pas de chance, le mirador est fermé. Donc pour finir on se rabat sur la valle de marte, ou vallée de la mort, un canyon de roches rouges très découpées . Super photogénique avec le soleil couchant. Encore une belle journée

CHILI 19 février laguna de Chaxa et lagunas Miscanti et miniques



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Depart vers 8h en direction de Toconao, vers le sud. Bonne route. A Toconao nous passons à l'intérieur du village, l'occasion de longer la place et de photographier le joli petit clocher blanc qui évoque pour moi les clochers des églises mexicaines de mes films de jeunesse ( c’était hier). Nous prenons à droite la direction de Peine, puis encore un peu plus loin à droite la piste qui conduit à la lagune de Chaxa et au Salar d'Atacama. La piste est plutôt bonne. La lagune de Chaxa est une des lagunes réserve de flamands roses. En fait c'est la seule accessible. Les autres dont protégées des humains pour permettre aux flamands de se reproduire tranquillement. Il y a peu de flamands et en majorité ce sont des flamands chiliens caractérisés par des plumes roses à hauteur de genoux. Il pratiquent une sorte de petite danse pour soulever et faire sortir de la vase les crevettes dont ils se nourrissent. Ils tournent sur eux même en soulevant une patte après l'autre. Pour nous, vivants à proximité de la Camargue, les flamands roses n'ont rien d'original, mais la lagune au milieu du salar sur fond de volcans andins ça en jette. Evidemment nous ne sommes pas seuls et il y a déjà beaucoup de touristes venus avec des tours.
Nous faisons demi tour pour reprendre la route de Peine et quelques km plus loin prendre à gauche pour rejoindre la route de Socaire. A partir de là nous allons grimper de 2000m environ. A Socaire nous nous arrêtons pour boire un café et photographier une l'église en pisé avec toit de chaume. Nous sommes prêts. La route s'élève dans un magnifique paysage  bordé de volcans. Les derniers 6 km se font sur une piste très correcte. Nous voici au point de vente des tickets et toujours pas de lagunes. On nous explique que le circuit fait deux km jusqu'à un mirador avec possibilité de cheminée le long de la première lagune. Nous pouvons avancer. Et là,  vingt métrés plus loin c'est le premier émerveillement. La lagune Minique d'un magnifique bleue dominée par le volcan du même nom avec son cône blanc qui se reflète dans l'eau.
Nous allons directement en direction du mirador. Et là, alors que nous atteignons l'extrémité de la premiere lagune voici qu'apparait la seconde, surmontée elle aussi par son volcan aux neiges éternelles. Pas question de s'approcher de cette lagune domaine réservé des oiseaux. Nous nous installons à la table du mirador pour pique- niquer. Vue imprenable sur la lagune Miscanti.
Plein les mirettes +++ pour ce site. Au retour encore et encore des photos de volcans et de montagnes enneigées dominant des reliefs sauvages de plantes rabougries ou de rochers.
Petite halte à Toconao et plus exactement à la Quebrada de Jere à l'est du village. Un canyon parcouru par un petit Rio coupe le village d'est en ouest.  Au fond du canyon des vergers ( figuiers, cognassiers...) clôturés  de barbelés, une grande spécialité au Chili. Des trous creusés fans les rochers qui servaient d'abris et de rangements. Le lieu a été habité il y a très longtemps comme en témoignent quelques pétroglyphes.  Sous de gros acacias une aire de pique nique avec barbecue a été aménagée. C'est vraiment une jolie oasis. Dommage que l'on ne puisse pas circuler sous les arbres.

CHILI 18 février Autour de San Pedro d'Atacama, vers le nord


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Debout à 7h. On dépose nos bagages à l'hôtel et on file vers la vallée de la lune, direction Calama, et c'est très bien indiqué. Il est 8h. Officiellement le site ouvre à 9h 30, mais en réalité il y a du monde à l'entrée. Par contre nous sommes les premiers de la journée. Première halte à la caverna de sal qui se prolonge par un petit canyon qui permet de monter en faisant une petite boucle. Du sel en petites boules, en aiguilles acérées, en fine pellicule qui évoque la neige. Etape suivante, la grande dune. Il est complètement interdit de s'aventurer sur la dune. Depuis le parking on la contourne par la gauche avant de grimper sur une partie rocheuse. Très beau point de vue sur deux vallées blanchies par le sel. On s'arrête ensuite au Mirador Los Achachos. Devant le parking le sel recouvre tout. Le sentier grimpe en direction d'une crête d'où l'on a une vue magnifique à 360°. Tout au fond la cordillère des Andes avec sa chaîne de cerro et de volcans couverts de neige. Super vue. La dernière étape nous conduit à la fin du parcours au lieu dit trës Marias...banal. Nous avons mis un peu plus de deux heures. La piste est bonne, il n'y a personne, il ne fait pas chaud et la lumière est bonne elle aussi. A l'entrée du site un musée abrite des échantillons de roches. Des panneaux expliquent la formation géologique de la région et l'importance économique ( monnaie d'échange)  du sel à l'époque de son exploitation.
Nous reprenons la route en direction de Calama jusqu'à l'embranchement sur la droite qui conduit au village de Rio Grande. Encore une route en chantier. Pose photos pour des lamas ( parés de rubans) et des vigognes. Depuis la route la vue sur la chaîne andine est magnifique. Nous faisons une pause pique nique. Il y a du vent et nous supportons une petite laine. Il faut encore un peu de temps pour arriver au site Yerbas Buenas qui se situe 12 km avant le village de Rio Grande.
Nous partons à la recherche des petroglyphes. Les plus éloignées sont séparées du chemin par une zone humide et argileuse où paissent des lamas.  Nous nous embourbons un peu. A force de parcourir le site nous finissons par repérer les dessins sur les murs. La signalétique est un peu bizarre. Pas très loin de là en continuant vers Rio Grande se trouve le site de la vallée arc-en-ciel ( valle arcoiris). Juste avant le pont prendre à gauche une piste qui s'engage dans une oasis. La route est accidentée et coupe le ruisseau à plusieurs endroits. Il faut une voiture adaptée. Nous Avons loué une camionnette...donc tout va bien. Tout à coup un panneau nous invite à prendre sur la gauche au milieu de caillasses. Et là c'est l'émerveillement. La piste s'enfonce dans une vallée bordée de rochers de toutes les couleurs. Pour nous c'est du jamais vu à cette échelle. Très photogénique et nous en prenons plein les mirettes.
En rentrant à San Pedro nous prenons la pluie. Un bel orage avec des éclairs spectaculaires. La pluie ne dure pas. Cela suffit à tasser un peu la poussière des rues. San Pedro est une bourgade très touristique. Dans la rue principale des agences de tourisme, des resto et des boutiques. Les tarifs sont plus élevés que ce que l'on a vu jusqu'à présent.